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  • Photo du rédacteurGalel Jourih

Safran et feuilles de chataigniers

Dernière mise à jour : 17 déc. 2021

Je suis arrivée début Novembre chez Claire-Lise et Laurent près de Ruffec pour un mois de ramassage de feuilles de châtaigniers.


J’ai rencontré Claire-Lise au centre de méditation Vipassana il y a deux ans. Elle m’a proposé l’année dernière de venir bosser avec eux pour une saison de ramassage de feuilles. Elle vit avec Laurent et cultive et vend du Safran, d’ailleurs n’hésitez pas à lui en commander sur son site.




Mais revenons à nos moutons, qu’est-ce que ça peut bien être que la récolte de feuilles de châtaigniers ?





Et bien nous ramassons des feuilles de châtaigniers pour une usine de fromage de chèvres. « Le Mothais sur feuille » ne peut s’appeler comme cela que s’il est emballé par une véritable feuille de châtaigniers.


Laurent a été préalablement rechercher des parcelles d’arbres de châtaigniers coupé l’année passée pour que nous puissions travailler sur de jeunes pousses. Les terrains bien que très accidentés par l’abattage des arbres de manière mécanique sont encore praticables pour nous la première année, ensuite il y a trop de ronces pour y accéder.


Nous nous levons à 6h pour pouvoir être sur le terrain au levé du jour. Puis commencer l’interminable comptage des feuilles. Nous devons réaliser des guirlandes de 1000 feuilles pour l’usine. Nous prenons des fils de fer et nous partons tous à notre cueillette.

Interdiction de récupérer celle qui sont au sol car elles pourraient être moisi.

Claire-Lise et moi optons pour la technique du boulier : nous mettons 10 glands dans notre poche et dès que nous avons une centaine de feuilles, nous mettons un gland dans notre autre poche pour savoir où nous en sommes. Laurent préfère compter d’une traite jusqu’à 1000. On sait alors qu’il ne faut pas trop l’interpeller au risque qu’il s’emmêle les pinceaux.

(photos à faire défiler)



Travailler dans les parcelles est fatiguant, on glisse souvent sur les bout de bois jonchés au sol, sur des ronces qui nous font des croches pattes, ou par nos corps qui se tordent jusqu’à aller saisir une feuille cachée en bas d'un bosquet.

Nous arrêtons vers 12H30 quand il fait beau nous amenons le pic nic et nous mangeons dans la forêt pour ensuite piquer un petit somme avant de rentrer à la maison.


Un fois rentré, il faut suspendre les guirlandes de feuilles près du poêle à bois durant 3 jours pour qu’elles sèchent bien. Nous les montons par la suite dans le grenier de la grange ou elles seront stockées jusqu’à janvier. Date à laquelle, il faut toutes les amener à l’usine.





La vie à trois s’organise rapidement et de manière fluide. Allumer le feu, couper le bois, faire la vaisselle,

aller chercher les légumes au jardin pour faire la soupe du soir. Laurent et Claire-Lise m’ont arrangé un petit coin derrière des rideaux, j’ai mon petit coin à moi qui me permet d’avoir mon intimité et de me sentir à l’aise.














Leur maison est simple mais belle et agréable à vivre.



Le mois passe vite mais cette année à la différence de l’année dernière, la saison peine à démarrer et le coup de chaud ou toutes les feuilles sont mures est très court. Nous ne sommes pas à l’abri d’un coup de gel, de la neige ou d'un vent

fort qui ferait tout tomber d’un coup. A la fin du mois, nous déclarons forfait quelques jours à cause du gel. Des conditions bien trop froides pour travailler. Nos doigts sont trop engourdis par le froid et nous n’arrivons pas à ramasser les feuilles.


Nous arrivons finalement au compte que nous avions fixé avec l’usine : 300000 feuilles !


Un bon repos s’impose et pour moi le début du voyage vers la Pologne.








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1 Comment


François GÖHLER
François GÖHLER
Dec 17, 2021

Merci et super ce blog pour suivre tes aventures et tes pérégrinations vers les pays de l'est.


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