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  • Photo du rédacteurGalel Jourih

La belle errance...

Dernière mise à jour : 24 janv. 2022


Belle: Qui suscite un plaisir esthétique d'ordre visuel ou auditif.

Errance: Action de marcher, d'errer, de voyager sans cesse, sans but, au hasard.

 

Commencer à écrire pour raconter.


J’ai toujours aimé raconter des histoires, je crois que c’est pour ça que je suis sur la route.

Pour raconter l’humain, les chemins, les vies, les maisons, les danses, les chants, les sourires, les colères, les peurs.


J’aime les histoires, les histoires de vies, les histoires de famille, les histoires fantastiques, les histoires imaginaires.



J’ai pris vraiment la route il y a un an et demi après le début de ce qui aujourd’hui dure trop.


J’avais pris du temps pour oser devenir nomade. En déménageant tout d’abord pour aller vivre à Toulouse. C’était en octobre 2018, je n’avais jamais été là-bas, j’avais visé au pif une ville au soleil qui me semblait agréable. Partir d’une grande ville pour aller dans une moins grande ville, c’était déjà un bon début, je me disais. J’y ai vécu une courte année là-bas dans une grande maison agréable avec jardin ou nous vivions à cinq ou six et un boulot d’hôtesse d’accueil dans une école de commerce. Puis en aout 2019 direction la Bourgogne durant 8 mois au sein d’un centre de méditation Vipassana pour y faire du bénévolat.



Moi et une amie à la fin d'une session de 10 jours de méditation

La nature, la méditation, le calme, le silence, les saisons, les arbres, la nature qui s’endort et se réveille, les cours de méditation qui commencent, se terminent, les balades à vélo, les balades à pied et puis le confinement de Mars 2020.


Le centre fermait ses portes, il fallait trouver un endroit. Chanceuse, je l’ai passé avec Lucas et Matthijs des amis du centre sur la presqu’ile de Crozon en Bretagne face à la mer. La bicoque de vacances des parents de Lucas. Ils nous l’avaient prêté au début du confinement pensant que ce serait l’histoire de quelques semaines. Pas de bol pour eux nous sommes restés 3 mois !




Une vie monacale pour nous trois durant ce confinement qui comme pour tout le monde a commencé à devenir trop long au bout d’un moment.

Que faire après ? Ou aller ?

Ni une, ni deux, j’achète un vélo à Brest et décide de descendre du Finistère à Toulouse.

Je dois récupérer mes affaires oubliées depuis bientôt un an dans une colocation ou je ne connais désormais plus personne.

Sacré épopée que je réalise en 40 jours tranquillou en m’arrêtant chez les copains ou en dormant sous tente en camping sauvage. Si vous voulez suivre cette aventure, je raconte tout ici.











De retour à la ville après presque un an à la campagne. Une ville sous début de psychose covidienne, tout le monde porte le masque partout, c’est oppressant.



Moi qui viens de finir un périple sportif, je déprime soudainement très fort. Je décide de mettre toutes mes affaires dans un box et continuer ma route à vélo vers le Larzac ou je fais la cuisine pour un stage de clown chez mon ami Françis puis je rejoins ma famille dans la Drôme.

Je mets mon vélo au chaud, retourne au centre de méditation ou le masque est désormais obligatoire et j’achète dans la foulée mon fidèle destrier : Jiji le Jumpy. un utilitaire déjà aménagé en bonne état. Une bonne occaz !


Mon petit Jiji au lac du Bourdon en Bourgogne

C’est donc en Octobre 2020, que je deviens officiellement nomade.


S’ensuit une année sur la route entre cuisine pour stage de clown dans le Larzac, ramassage de feuilles de châtaigniers près de Ruffec, hiver dans la cabane d’Antoine et Camille près de Limoux, stage de clown avec Françis à la Blaquière, projet cuisine avec ma copine Laura dans les Gorges du Verdon et dans un festival d’art de rue près de Valence, stage Butho avec Carmen, cuisine pour une tournée roulotte en Ariège, stage de chant avec Lior en Auvergne, méditation en Bourgogne,…

(Photos à faire défiler)



Gratitude d’avoir passé l’année dernière avec ses deux confinements et ses couvre-feux improbables dans des endroits loin de tout ça.


Mais l’important dans une vie de nomade, c’est de bien choisir ou passer son hiver. Mon van n’est pas aménagé pour pouvoir y vivre en pleine hiver à part le duvet que j’ai acheté 300 balles et qui va jusqu’a -10° mais je ne vais pas passer mon hiver dans mon duvet, bref.

Je me suis dit pourquoi ne pas aller passer l’hiver dans un centre de méditation en Pologne. C’est loin, il fait froid et je ne parle pas la langue… Quoi de mieux pour bien méditer.


C’est donc sur la route de cette nouvelle aventure que je décide d’écrire mon premier article sur La belle errance.


« Il n’est rien de plus beau que l’instant qui précède le voyage, l’instant ou l’horizon de demain vient nous rendre visite et nous dire ses promesses »

Milan Kundera



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2 comentarios


schlieper lucile
schlieper lucile
17 dic 2021

Wouah c’est trop chouette, le périple, le projet… de quoi raconter! profite, et bon voyage!

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François GÖHLER
François GÖHLER
17 dic 2021

Une vraie vie de découverte, d'apprentissage et de belles rencontres. Et ce n'est pas fini...

J'ai hâte de connaître les prochains épisodes.


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